Comment rendre l’eau potable en randonnée ?5 min read

La gestion de l’eau potable est, avec la nourriture, l’une des problématiques fondamentales de la randonnée en autonomie. Si la question ne se pose pas forcément pour une sortie à la journée, sur une randonnée de plusieurs jours il devient nécessaire de prendre cette dimension en compte afin de pouvoir évoluer sereinement sur les sentiers.

Pourquoi faut-il rendre son eau potable en randonnée ?

C’est vrai après tout, pourquoi ne pas tout simplement puiser son eau dans les rivières ou à partir de cuve de récupération ? Si ces solutions peuvent paraître simple, méfiez-vous cependant, car dans le contexte d’une randonnée en autonomie, l’eau potable est une denrée rare. Rendre son eau potable est indispensable car, contrairement aux situations quotidiennes, vous n’êtes pas toujours assurés de pouvoir trouver de l’eau potable en randonnée. En effet, la pratique de la randonnée en autonomie vous amène régulièrement à devoir ravitailler loin des endroits aménagés pour cela et l’eau peut être exposée à divers infections. Bactéries et parasites sont autant de risques pour votre randonnée et votre santé qu’ils vous faudra éviter.

Rivière près de Les Rousses
Malgré son aspect clair et limpide, l’eau des rivières de montagne peut contenir bon nombre de bactéries et parasites.
© David Looses

Les solutions pour rendre votre eau potable

Il existe deux solutions principales pour rendre votre eau potable lors de vos randonnées, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.

Faire bouillir son eau

La première consiste à faire bouillir votre eau. Simple, efficace et ne nécessitant pas de matériel supplémentaire, elle conviendra principalement pour la cuisson de vos aliments. Vous pourrez ainsi vous restaurer sans risque d’infection. Il est bien sûr possible de consommer cette eau pour vous hydrater. Concrètement, bouillir votre eau aura pour effet de la stériliser, tuant de cette manière la plupart des bactéries pouvant être contenues dans votre eau et ne pouvant résister à une température de 100°C. Cela aura cependant pour effet d’altérer le goût de votre eau, mais rassurez vous, cela n’aura pas d’impact sur son assimilation.

Utiliser des pastilles de purification d’eau

La deuxième solution consiste à utiliser des pastilles de purification. Simple et pratique, cette solution est pour moi la plus facile à mettre en oeuvre dans un contexte de randonnée en autonomie. En effet, les pastilles de purifications se présentent généralement sous la forme de petites plaquettes, légères et compacte de manière à les loger au sein de votre trousse de secours. Relativement économiques, elles permettent sans mal de traiter votre eau dans la plupart des situations. Une pastille de purification peut traiter 2 litres d’eau. Vous pourrez ainsi tenir une randonnée d’une semaine sans difficulté avec une seule plaquette. L’inconvénient est la durée de traitement: si la plupart des bactéries et virus sont traités après 30 minutes, il est préconisé d’attendre 2 heures avant de consommer votre eau afin d’éliminer l’ensemble des parasites pouvant être contenus dans votre eau.
Pour contourner ce problème, j’ai pour habitude de transporter deux conteneurs d’eau: une poche à eau ainsi qu’une gourde. Une bonne gestion de mes ressources me permet donc de consommer mon eau potable pendant que l’autre conteneur est en cours de traitement même.
Notez également que l’usage de pastilles de purification altère le goût de votre eau ce qui peut gêner certaines personnes.

Comment anticiper ses besoins en eau potable en randonnée ?

Dans tous les cas, lors d’une randonnée en autonomie, il reste nécessaire d’anticiper ses besoins en eau. Ne cherchez pas non plus à porter un volume excessif d’eau, ce qui aura pour conséquence d’augmenter drastiquement le poids de votre sac à dos, mais ne vous mettez pas en difficulté non plus. Pour cela, essayez dans un premier temps d’évaluer votre consommation quotidienne d’eau en randonnée, puis recherchez les points de ravitaillement que vous pourrez trouver en cours de route. Veillez à ne jamais être trop juste dans vos estimations: les insolations ou de trop fortes chaleurs pourraient par exemple augmenter vos besoins en eau au cours de votre randonnée.

Lors de la Grande Traversée du Jura par exemple, il était parfois très difficile de pouvoir ravitailler en eau sur une journée de marche. Je consomme en moyenne un peu plus de 2 litres par journée de marche, en veillant à ne pas avoir besoin d’eau pour mon repas du midi. Il valait mieux être prudent et il m’arrivait régulièrement de transporter 3 litres d’eau qui me permettaient de tenir jusqu’au bivouac. Les ravitaillements étaient difficile sur cette randonnée car la nature rocheuse du massif faisait que les sources d’eau étaient rares. La solution était donc le plus souvent de recharger ses réserves aux refuges, où l’eau de pluie était conservée.
Pour vous aider, les guides de randonnée sur ce site vous permettent d’identifier les points de ravitaillement en eau.

Il existe encore d’autres solutions pour rendre votre eau potable en randonnée, mais l’objectif de cet article était principalement de vous guider sur les erreur à ne pas commettre lors de vos randonnées. Si vous avez d’autres suggestion, n’hésitez pas à réagir à cet article dans commentaire.

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